Une nouvelle venue : la Reprap Prusa i3 Rework 1.5 ! Partie 1 : Montage

Comme annoncé dans l’article précédent, on a (encore!) du changement côté machine : en effet, notre Printrbot nous a quitté, non pas pour des raisons de mauvais fonctionnement mais surtout pour l’envie de passer à l’étape supérieure, c’est à dire une imprimante avec un volume bien plus important.

Après un étude attentive des différentes alternatives s’offrant à nous, notre choix s’est portée sur une valeur sûre, la Reprap Prusa i3 Rework de chez eMotion Tech.

Présentation

On reste dans les classiques avec une imprimante Open Source, en kit à monter soi même. Avec un prix de départ à 550 €, ce n’est pas la moins chère du marché mais son succès européen, la base d’utilisateurs pouvant aider en complémentarité de l’entreprise française et son évolutivité nous ont vite convaincus.

Le montage est annoncé sans soudure, le nivellement du lit est fait par capteur à induction et la notice est rédigée en français par eMotion Tech : c’est du gâteau ! De plus, de nombreuses améliorations sont disponibles sur la version proposée par EmotionTech : plateau chauffant (ABS, Nylon, etc), changement du diamètre de la buse allant de 0,3mm à 0,5mm, possibilité d’avoir 2 buses, (en version beta) renfort de la structure en aluminium (par tiges filetées), écran contrôleur LCD (ces deux dernières n’étant pas d’origine et donc à vos frais si vous souhaitez les installer). Afin de commencer rapidement à imprimer dès réception du colis, 1kg de PLA et une clé USB contenant toutes les instructions et fichiers de paramètres sont mis à disposition.

En ce qui concerne le volume annoncé, nous sommes à 200*200*200 mm : c’est un format d’imprimante  qui se démocratise, on est au dessus du volume de la MicroDelta. Tous les éléments importants ont une origine claire et dont la qualité est revendiquée, à tel point que le fournisseur annonce une précision en dessous des 100 microns (1/10 de mm) en hauteur de couche, c’est ce que nous verrons dans un futur article sur les tests ! Place au déballage et au montage dans cet article.

Déballage

Le carton est assez lourd (une dizaine de kilo) mais tout semble bien protégé, rien de bouge quand on le transporte. Une fois ouvert, c’est carton et protection par du papier bulle : d’abord, le cadre en alu et le support plateau, puis différents petits cartons renfermant l’électronique, la quincaillerie et tous les autres éléments nécessaires.

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On retrouve un listing des pièces en format papier mais pas de mode d’emploi, il faudra l’afficher sur votre écran d’ordi (bien plus écologique qu’une impression d’ailleurs). Hormis les cartons, on retrouve des sacs plastiques dont le contenu est identifiable, ce qui facilitera le montage : petit point remarquable, les pièces nécessitant un graissage sont pré-graissées et leur emballage est doublé afin d’éviter de salir tous les autres éléments dans le carton.thumb_IMG_2670_1024

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(Pour info, le coffret d’outil que j’utilise pour tout le montage est vraiment très pratique, mais le prix reste élevé si vous souhaitez investir dans du Facom)

Question organisation, on préfère tout sortir pour avoir une vision globale de toutes les pièces et s’organiser en fonction de ce qui arrive dans le mode d’emploi : chacun sa technique, l’important est de ne pas se précipiter et bien lire les recommandations disponibles sur le site.

Montage du chariot/support plateau (axe y):

Les images parlent d’elles mêmes, quelques ajustements à base de serflex et mesures (à faire précisément, munissez vous d’un pied à coulisse si possible) suffisent à monter la partie basse de l’imprimante.

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Montage du cadre (axes x et z):

 Comme vous pouvez le voir, le cadre en alu est customisé avec des découpes ce qui rend l’ensemble un peu moins « austère » ! Il sera donc à la fois le support de l’axe x (visible à l’horizontal sur la 3ème photo) mais aussi de l’axe z (axes verticaux sur les côtés). Les différents moteurs sont fixés à ce cadre ce qui donne une bonne rigidité à l’ensemble, faites toutefois attention au montage des douilles à billes qui reste délicat pour ne pas éjecter une bille lors de l’insertion de l’axe.

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Premiers réglages (courroies, dimensions, serrage…) :

 La partie sensible du montage arrive, il faut être méticuleux sur l’alignement des courroies avec les roulements montés sur les tendeurs de courroie. Vérifiez que les cables ne perturbent pas la course de la tête d’impression ou du plateau (donc ne pas hésiter sur les serflex comme vous pouvez le voir dans les photos). C’est aussi à ce moment là que les dimensions doivent être ajustées pour que la structure d’ensemble soit plane, que les capteurs de fin de course soient bien placés et qu’enfin, le plateau se déplace sans problème !

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On a presque terminé, il ne reste plus que le clou le montage de la tête d’impression et la mise en place de l’électronique.

La tête d’impression :

En suivant bien les instructions du mode d’emploi, on peut facilement effectuer les branchements nécessaires (HotEnd, capteur inductif pour faire le niveau, ventilos) même si les fils sont un peu longs. Sur la dernière photo vous pouvez voir le détail du système d’entrainement du fil : la particularité de celui ci vient du ressort visible à gauche qui permet de jouer sur la pression appliquée entre les 2 roues d’entraînement. Pour changer le fil il suffira donc d’appuyer sur le levier pour libérer l’espace de passage du fil, c’est très pratique et répandu sur les imprimantes 3D.

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Plus qu’à fixer sur le chariot à l’aide de deux vis pour solidariser l’ensemble.

Electronique.

Tout comme la MicroDelta et la Printrbot, aucune soudure n’est nécessaire. Les branchements se font très simplement en suivant la notice de montage.

Les câbles sont assez longs (certains même trop, mais il vaut mieux ça que l’inverse), à vous de choisir comment les guider jusqu’à la carte électronique. Cette partie ne devrait pas vous poser de soucis si vous suivez bien les instructions.

Premier lancement :

Le second manuel fourni par Emotion Tech permet de mettre en marche rapidement la machine.

Cette partie pourra paraître compliquée aux nouveaux utilisateurs, mais elle n’a en réalité rien de bien méchant.

Il vous faudra donc tout d’abord télécharger l’IDE Arduino, qui permettra de téléverser le Firmware (le système d’exploitation en gros) sur la machine.

Cette opération étant faite, le logiciel Repetier Host permet de se connecter à la machine via USB.

Rien à redire dans toutes les explications qui sont plus que suffisantes selon moi, même pour les novices dans le domaine de l’impression 3D.

 

La mise au point du capteur inductif pour la mise à 0 de l’axe Z doit ensuite être faite, la procédure est assez courte.

Lors du montage du capteur faites en sorte que celui-ci soit le plus haut possible par rapport à la tête, sans pour autant que la buse vienne heurter le plateau d’impression lors de la prise de zéro (c’est à dire le capteur inductif trop haut). Pour bien régler cette hauteur, après la prise de 0, lancez la commande M119 afin de savoir si le « zmin » est « triggered » (activé). Si c’est le cas, remontez le capteur inductif en jouant sur les écrous, puis relancez la commande M119. Si le zmin n’est plus en « triggered », redescendez la capteur, sinon continuez jusqu’à atteindre la limite. Cette procédure permettra d’éviter que le capteur ne vienne heurter le plastique fondu d’une pièce dans le cas où des déformations surviendraient pendant l’impression.

 

La calibration étant terminée à la fin de la notice du constructeur, il est temps de lancer la première impression !

Dernier petit conseil, si vous constatez que la première couche n’est pas bonne, il est possible de facilement régler le 0 en jouant sur l’offset du capteur inductif. La commande M851 vous renvoie l’offset actuel (si vous avez bien suivi la procédure d’Emotion Tech), il est ensuite possible de le modifier :

-si votre première couche est trop écrasée, vous devrez remonter l’offset (si vous avez Z-0.5 passez à Z-0.4 par exemple)

-si la première couche est trop loin, diminuez la valeur renvoyée (si vous avez initialement Z-0.5 passez à Z-0.6 par exemple)

A la fin, pensez à sauvegarder en envoyant M500.

 

Ci-dessous une des premières pièces réalisées (le téléphone est pour échelle sur la dernière photo). Le mauvais remplissage des parties supérieures est du à un mauvais réglage de Slic3r.

Conclusion.

Cet article est à présent terminé, le montage de la machine ne présente aucune difficulté. La qualité des pièces est au rendez-vous (pour le prix de la machine bien entendu, on pourrait avoir des pièces de bien meilleure qualité au dépend du prix).

Pour moi, si vous avez un budget dans cet ordre de prix, que vous souhaitez monter votre machine sans trop vous prendre la tête, et que le volume de fabrication vous convient (200*200*200mm) foncez !

 

Allez et en bonus, un code de réduction de 10% valable à partir de 50€ d’achat chez Emotion Tech (EMOTION10) !

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11 Responses to “Une nouvelle venue : la Reprap Prusa i3 Rework 1.5 ! Partie 1 : Montage”

  1. Yann 11 novembre 2015 at 10:50 #

    Bonjour,

    J’ai apprécié votre article qui me rassure (j’ai passé commande de cette même imprimante). Pouvez-vous me faire parvenir vos réglage Slic3r ? (j’ai l’impression que c’est cette partie qui va me poser problème).

    Merci d’avance

    Cdt

    Yann

  2. ARSTILULUFIX 17 novembre 2015 at 12:03 #

    Y aurai-t-il un placement de produit facom ? ^^
    Super article, et super réduc chez emotiontech, l’imprimante a l’air top !

  3. fredba 14 décembre 2015 at 3:07 #

    Super article qui va mettre précieux après mon achat de la Prusa i3 rework 1.5 que j’ai demandé au père Noel !

    Le code promo n’est plus valble tu ne sais pas ou je peux en trouver un ? Car 10% sur cette imprimante ça aide bien !

    Encore merci pour l’article !!

    Fredba

  4. Krylov 15 décembre 2015 at 9:33 #

    Sympa l’article !
    Je possède la prusa i3 et j’ai commandé le kit d’upgrade.
    J’ai été un peu déçu du capteur qui est un capteur inductif et non capacitif (ne détecte pas le verre). utilisant un plateau de verre, j’ai acheté un capteur ayant le même diamètre mais en capacitif sur un site chinois (7€ pièce, j’en ai acheté deux pour la sécurité). Les capteurs fonctionnent parfaitement et j’ai levé la problématique.

    Par contre je n’arrive pas à avoir des qualités d’impression aussi bonnes que la tienne.
    Si tu peux communiquer tes réglages ce serait top !
    Cordialement,

  5. caponicho 10 février 2016 at 7:41 #

    bonjour,
    grâce a ton ta page, je penses craquer pour cette prusa, peux tu me dire s’il y a une grande différence avec des imprimantes à 1500 eur?

  6. Vincent 9 avril 2016 at 5:03 #

    bonjour,
    je débute dans l’impression 3D et je viens de finir de monter ma Prusa i3 Rework 1.5, pourriez-vous partager vos réglages sli3r pour m’aider à bien débuter.
    cordialement

  7. Vince637 24 juin 2016 at 1:57 #

    Super articles, il m’a été très utile avant d’acheter ma prusa I3 rework 1.5
    Est-ce que le modèle imprimé en fin d’article est téléchargeable? je sais que tu met souvent les sources donc c’est peut un modèle perso tout simplement?
    Merci par avance et bravo pour tous ces artcicle : réglages, conseil, astuce beuacoup de chose m’ont été utile et continue de l’être.
    Bonne journée

  8. Vince637 24 juin 2016 at 4:44 #

    Re-salut, je réponds à ma question. Pour ceux que cela interrese j’ai trouvé le modèle en question imprimé par Maelys à la fin de son article. Sur thingiverse nommé ‘Zombie hunter head’ : http://www.thingiverse.com/thing:69709

  9. Esquisse 18 juillet 2016 at 1:43 #

    Y a t il de nouveaux codes promos ?

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