Test : PolyFlex de chez Polymaker

Introduction

Aujourd’hui nous vous proposons un petit test du Filament Polyflex de chez Polymaker (anciennement Polymakr). Comme son nom l’indique, ce n’est pas un filament classique, sa particularité principale est d’être « flexible » une fois l’impression faite, ce qui peut manquer parfois sur certains produits qu’on aimerait moins fragiles ou déformables à souhait. La précision sur la composition n’est pas disponible, nous retiendrons donc la promesse d’une impression plus simple qu’avec d’autres filaments flexibles (reconnus comme difficiles à imprimer correctement et nécessitant un extrudeur particulier), compatibles avec un grand choix d’imprimantes sans même rendre obligatoire la chauffe du plateau.  Dans la gamme, on trouve pour l’instant 4 couleurs (orange, jaune, noir, et blanc) pour des diamètres de 1,75mm ou 3mm.Polymaker s’est spécialisé dans la proposition de filaments spéciaux : type bois, conductifs, dédiés au support, transparents… tout en gardant une offre de base avec des filaments plus simples.

La filament en question que nous testons ici est du Polyflex en diamètre 1,75mm couleur orange,  les pièces seront fabriquées sur la Prusa i3 Rework.

 

Capture d’écran 2016-04-21 à 10.50.41

Caractéristiques (issues du site).

Ce filament est présenté sur le site du revendeur avec les caractéristiques suivantes :

Diamètre : 1,75 mm ou 3,00 mm

Température d’impression : de 220°C à 235°C (températures plus élevées que du PLA classique)

D’autres caractéristiques techniques sont exposées sur le site, cette fois ci on ne peut pas vraiment les comparer avec du PLA ou de l’ABS étant donné les utilisations différentes de ces produits, pour les plus tatillons une feuille d’analyse technique est disponible en téléchargement.

Tarif.

La bobine de Polyflex en 750g est vendue à 49.95 € TTC chez Dagoma, hors frais de port. C’est un prix plus élevé que le PLA classique, qui classe le fil dans la catégorie « luxe » ou « premium », toutes les teintes ont le même et seul le format 750g est proposé. Son côté pratique peut nous inciter à l’utiliser souvent, cependant pour bien rentabiliser son usage, faites attention à maîtriser vos paramètres d’impression pour éviter trop d’erreurs, avec quelques conseils simples données par la suite.

Par rapport à la concurrence, le PolyFlex se situe bien car il est moins cher que le Ninjaflex (49,90€ la bobine de 500g).

Emballage.

C’est l’autre point de fort de ce produit : le design de l’emballage ainsi que le soin apporté mettent direct dans une ambiance « produit de qualité ».

Capture d’écran 2016-04-21 à 11.06.20 C’est une présentation complète : le fil tout d’abord, de quoi le conserver dans les meilleures conditions (sac pouvant isoler de l’humidité), de quoi le transporter (petit carton) et toutes les explications pour savoir comment bien l’utiliser dès la première fois (pas seulement la température d’impression mais aussi la vitesse ou le fait de devoir utiliser ou non un lit chauffant).

Première utilisation.

Cette fois ci, les réglages de température sont différents : 225°C pour la température d’extrusion et plateau chauffé à 62°C .

La vitesse d’impression est diminuée de 10mm/s (voir les réglages Slic3r dans l’article dédié), ceci concerne la vitesse des périmètres. Au vu de la composition du fil nous sommes obligés de plus chauffer pour le fondre, la température de plateau assure une bonne adhésion (sans cela, la première couche n’adhère pas très bien, mais le plateau ne nécessite pas de revêtement particulier, Buildtak ou blue tape conviendront). Comme pour les autres fils, pensez à faire le test du poussage manuel du fil afin de vérifier la résistance d’extrusion, c’est un bon indicateur pour ajuster la température de la buse.

La première pièce imprimée correspond à nos attentes : la couleur reste concordante à celle de la bobine, il n’y a pas de brûlures, la qualité est constante tout au long de l’impression. Les détails sont présents et d’une précision comparable à nos autres tests avec du PLA de bonne qualité, comme indiqué il n’y a pas d’odeur pendant l’utilisation ce qui est très agréable. L’impression se déroule très bien sans avoir à modifier les réglages autres que les deux températures, c’est donc très facile.

 

Objets réalisés.

Les impressions se déroulent très bien sans avoir à modifier d’autres paramètres.

Pour avoir des impressions profitant du caractère flexible du matériau, c’est très simple :

-minimiser le nombre de périmètres (2 maximum)

-minimiser le remplissage (moins de 10%)

-minimiser le nombre de couches remplies pour les couches inférieures et supérieures.

Attention tout de même, si vous diminuez à la fois le nombre de couches remplies et le remplissage de la pièce vous  risquez d’avoir des manques de matière en surface. Si vous décidez de faire un remplissage proche de 0%, augmentez le nombre de couches remplies (face supérieure) pour éviter ce problème.

 

 

Un petit problème rencontré pour l’impression d’un vase, assez fin : le refroidissement (ventilateur posé sur le côté de la Prusa) qui semble contreproductif (déformation des couches).

En l’enlevant, tout se passe bien !

 

Pour des pièces non supportées, le PolyFlex n’est pas non plus le filament le plus adapté. Pour la pièce suivante avec des zones de « bridging » importantes (surfaces horizontales non supportées), la vitesse d’impression étant faible et la ventilation limitée, le rendu n’est pas très bon. Pour ce type de filament flexible, privilégier des pièces sans trop de zones non supportées pour éviter l’affaissement.

Les objets utilisés dans cet article sont les suivants :

Wireframe Klein Bottle

Owl statue

Spiral Vase

Chick Egg Cup

 

Conclusion.

Le PolyFlex est donc un  excellent filament pour l’impression d’objet flexibles, nous avons été bluffés par la qualité. Vous pourrez sans soucis écraser un objet imprimé, celui-ci se remettra en place sans dégats sur la  pièce ni arrachement de couche.

En bref, pour résumer ce type de filament en un mot : génial !

 

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